Chili Sin Carne Con Seitan

Un très très grand classique des tables végétaliennes : le chili sin carne.
La raison de la popularité de ce plat est très simple : l’assemblage légume sec – céréale fournit, en plus des vitamines et des minéraux, des protéines complètes. Indispensable.

Certains préfèrent le tempeh pour remplacer le boeuf, mais perso j’aime pas ça, le tempeh – je lui trouve la consistance d’un gésier trop cuit.
Par contre, j’adoooore le seitan.
A tel point que j’ai enfin acquis de quoi le faire à la maison. Ce n’est pas encore le cas pour cette recette-ci, l’expérience viendra plus tard sur ce blog – gardez le contact si ça vous tente. :-)

Voici sans plus tarder, ma version du délicieux, du repaissant, du savoureusement satisfaisant : Chili Con Seitan.

Les ingrédients – pour 4 personnes :
– 250g de haricots rouges (secs, bio)
– 250g de seitan (maison ou à la biocoop)
– 2-3 carottes
– 150g de champignons de Paris (ou autres)
– 1/2 oignon blanc ou rouge
– 3 petits piments secs
– 1 càs de jus de tomate
– 1 càs de paprika
– 1 pincée de piment de Cayenne
– sel & poivre

En accompagnement :
– 1 grand verre à moutarde de riz complet
– de la crème « fraîche » (avoine ou riz ou soja) aromatisée à la levure pailletée

Attention, ce plat se prévoit : il faut préparer les haricots. Comme les pois chiches et les lentilles, et toutes les légumineuses, d’ailleurs, je les préfère secs plutôt qu’en boîte. C’est meilleur, et moins cher.

La préparation est un peu plus longue, mais peu demandeuse de main-d’oeuvre en temps actif, et a l’avantage de pré-digérer les nutriments responsables des évènements souvent reprochés à ces légumes secs en particulier. Bref, vous péterez un peu moins si vous les faites maison, selon le protocole établi ci-après.

Deux jours avant la cuisson, laissez tremper les haricots dans de l’eau citronnée. Changez l’eau en cours de route, si vous y pensez. Sinon c’est pas grave, ils ne vous en voudront pas. Vos voisins, peut-être que si.

Pour la cuisson, jetez l’eau, et recouvrez les haricots d’une eau propre. Portez à ébullition, couvrez puis rabaissez à feu doux, pendant une heure.

Une fois cuits, les haricots, comme toutes les autres légumineuses, se conservent au frigo pendant une grosse semaine dans un contenant étanche, à tremper dans leur jus de cuisson. Si c’est le cas, soyez gentils avec votre frigidaire, laissez-les refroidir à l’air ambiant avant de les enfrigider.

Et quoi qu’il advienne, conserver le jus de cuisson. Il sert dans cette recette, et peut se rendre utile ailleurs, en fond de sauce pour des pâtes, par exemple, ou en remplacement de bouillon pour un risotto.

Le jour-même : prévoir 10 minutes de préparation et une grosse demie-heure de cuisson (les carottes sont traîtresses).

Rincez et remuez le riz avec les doigts, plusieurs fois, comme le font les Japonais, pour lui retirer un peu de son amidon. C’est un de mes grands plaisirs, qui me fait toujours penser à cette scène des petits plaisirs d’Amélie Poulain (le sac de grains, plus spécifiquement). Puis selon son temps de cuisson, laissez-le tremper avant de lancer la cuisson.

Coupez la tige des piments secs, roulez-les entre les doigts pour faire tomber les grains (qu’on jette). Laissez-les tremper dans un petit bol d’eau.

Pelez les carottes, ôtez les extrémités. Coupez en demi-rondelles (une fois sur la longueur, puis dans la largeur). Coupez l’oignon et le seitan grossièrement. Ôtez les pieds des champignons (jetez-les ou conservez-les pour un bouillon léger) et rincez les chapeaux, qu’on conservera entier.

Dans un faitout tendant plutôt vers la qualité poële (donc plutôt plat), pour lequel vous avez bien sûr un couvercle, faites revenir l’oignon dans de l’huile à feu moyen-fort, jusqu’à ce qu’il soit translucent. Ajoutez les carottes, laissez-leur quelques instants pour cuire. Puis ajoutez les épices : paprika et piment de Cayenne. Remuez.
Ajoutez le jus de tomate, une grosse louche de jus de cuisson des haricots et les champignons. Remuez bien, baissez le feu (doux maintenant), couvrez.

Revenez aux piments : retirez-les de l’eau de trempage (que vous conservez). Coupez-les en petites rondelles.

Ajoutez le seitan et les piments. Vérifier la situation sur l’échelle du piquant, pour ajuster si besoin : plus de jus d’haricot si trop piquant, un peu de jus de trempage de piments si pas assez. Idem en cas de sécheresse du fond : ajoutez l’un ou l’autre pour hydrater.

Lorsque les carottes sont cuites, c’est prêt. Je suis sûre que vous avez timé ça comme un grand chef avec la cuisson du riz. :-)

Et tout l’intérêt de la crème à la levure : un peu plus de santé dans l’assiette, tout en calmant le piquant, même s’il vous paraît doux. Posez une grosse cuillère à soupe de crème sur le plat, laissez fondre.

Om shanti, et bon appétit !

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Cette entrée a été publiée le 18 novembre 2011 à 10:16 . Elle est classée dans Grands Classiques, Repas Complet et taguée , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

2 réflexions sur “Chili Sin Carne Con Seitan

  1. Le , Juju a dit:

    Est ce du « seitan gourmet grill » de lima ? C’est mon préféré, il est dingue ! :)
    Tes recettes donnent envie !

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